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Divertissements privés et ordinaires Contre l'ennui qui les guette, les courtisans se reçoivent entre eux et s'adonnent aux plaisirs de la conversation, du jeu, de la lecture, de la musique, du théâtre de société. Le roi, conscient qu'il convient de divertir la Cour, offre par alternance spectacles et réceptions, chaque soir d'hiver ; car aux beaux jours, la Cour multiplie les voyages hors de Versailles.
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Les soirées d'appartement Trois fois par semaine, le Grand Appartement du Roi est aménagé pour la réception de la Cour. Un buffet pour les boissons (café, chocolats, vins et liqueurs) est dressé dans le salon de l' Abondance, un autre pour les friandises dans le salon de Vénus. Le grand salon de Mars est réservé à la danse ; ceux de Mercure et d'Apollon, aux jeux et à la musique. Les invités arrivent après 6 heures ; ceux qui ne sont pas connus doivent présenter un billet d'invitation. La soirée débute par le concert, se poursuit par les danses et par toutes sortes de jeux, jusqu'à l'heure du Grand Couvert. Cette habitude des "appartements" se perpétue jusque sous Louis XVI.
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Cérémonies officielles et liturgiques La Chapelle est le cadre des messes quotidiennes, mais aussi celui de cérémonies fastueuses comme, tous les 2 janvier, la réception de l'ordre du Saint-Esprit dont la procession des chevaliers, en habit noir brodé de flammes d'or, attire un public nombreux. La foule se retrouve, plus dense encore, pour les réceptions d'ambassades exotiques, rares mais d'une extrême somptuosité.
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Les fêtes extraordinaires Une série de fêtes, réparties souvent sur plusieurs jours, vient traditionnellement célébrer les mariages (festin, bal paré, opéra), les victoires (Te Deum à la Chapelle et spectacles dans les jardins), la venue de princes étrangers (opéras et fêtes champêtres à Trianon). Les fêtes les plus marquantes sont celles données par le Roi-Soleil dans les jardins en 1664, 1668 et 1674, avant l'installation de la Cour.
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Théâtre Entre 1682 et 1715, sous Louis XIV, mille deux cents tragédies et comédies sont jouées, et autant sous l'impulsion de Marie-Antoinette, entre 1770 et 1789 ! Jusqu'à la Révolution, le répertoire affiche une fidélité à Molière, à Corneille et à Racine, (un tiers des pièces jouées, avec une préférence pour Les Femmes Savantes, Le Cid et Cinna, Phèdre). Ces nombreuses représentations ont lieu dans une salle étriquée, aménagée provisoirement dans le passage du Midi vers le parc, et ce même après la création tardive de l'Opéra.
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Musique La musique est partout et elle touche à tous les genres, accompagnant tous les moments de la journée : messe, chasse, promenade, soirée (concert, opéra, accompagnement de spectacles), et souper. Trois institutions de la Maison du roi concourent à servir la musique : la Chapelle, la Chambre et l'Ecurie, dont les formations sont dirigées par les plus grands artistes, tel Lully sous Louis XIV. Au XVIIIème siècle, Marie Leszczinska instaure les concerts de la reine.
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