L'Orangerie : un site unique En contrebas du château, l'Orangerie de Versailles est enfouie sous la terre. Flanquée des escaliers des Cent-Marches, elle assure la stabilité des terrains. Cette situation originale la rend d'une étanchéité parfaite. Son orientation plein sud ainsi que les doubles châssis des fenêtres stabilisent la température entre 5° et 8°, l' hiver.
L'Orangerie : une architecture de cathédrale Par son ampleur, par sa hauteur (13 m.), par la pureté de ses lignes, l'Orangerie est l'un des endroits où Jules Hardouin-Mansart a le mieux affirmé son talent de grand architecte. Sa construction sur l'emplacement de la première Orangerie a nécessité des prouesses. Elle fut réalisée en deux étapes et on utilisa les vestiges du premier bâtiment pour maintenir le second. Devant l'Orangerie, le visiteur peut admirer les parterres de broderie qui viennent d'être restaurés dans leur état Le Nôtre.
L'Orangerie : 1 080 arbres délicats Tous en caisses, ce sont des orangers du Portugal, d'Espagne ou d'Italie, des citronniers, des grenadiers (certains ont plus de 200 ans), des lauriers roses, des palmiers (depuis le début du siècle), et même un arbre à tomates. Les arbres produisent peu de fruits, car ils sont taillés en boule pour la décoration. Les jardiniers les sortent à la mi-mai pour les rentrer à la mi-octobre ; ils utilisent une berlinguette pour transporter les caisses. C'est en été qu'il faut la visiter si l'on veut bien apprécier son architecture et en hiver pour découvrir une forêt tropicale à Versailles ! C'est aussi en été que l'on peut organiser des réceptions.
Le Potager Rien n'a changé depuis trois cents ans : les terrasses de ce jardin "en creux" sont toujours le plus beau point de vue sur ce théâtre naturel. Non loin de l'Orangerie, le potager du Roi fournit fruits et légumes d'exception, non plus au Roi et à sa Cour, mais à son public de visiteurs, curieux de découvrir potiron bleu de Hongrie et poire Bon-Chrétien d'Hiver. Les variétés anciennes côtoient les plus modernes, tandis que les arbres en espaliers, en palmettes ou en cordons s'alignent autour des carrés du jardin, le long des murs percés de voûtes.
L'arboretum de Chèvreloup En 1699, Louis XIV achète la plaine de Chèvreloup située au nord-ouest du Domaine pour en faire une ferme royale et l'utiliser aussi comme terrain de chasse. Aujourd'hui, ces 200 hectares sont plantés d'arbres de 2 000 essences différentes provenant d'Europe, du Caucase, de Chine, du Japon, du Canada, des Etats-Unis, du Chili... ainsi que de variétés horticoles et d'espèces menacées. Ce véritable musée de l'arbre constitue une annexe importante du Muséum d'histoire naturelle de Paris.