Autrefois, un immense domaine de chasse Sous l'Ancien Régime, le parc était dix fois plus grand qu'aujourd'hui. Car ce qu'on appelle le Grand Parc n'était autrefois que le Petit. Dans le premier on chassait à courre, dans le second, plus proche, on pratiquait à pied la chasse au tir ou au vol. Les murs qui les séparaient, et qui aujourd'hui constituent l'enceinte du domaine, étaient interrompus par des fosses dites "sauts de loup", qui empêchaient effectivement les loups d'approcher, mais qui présentaient aussi l'avantage de ménager les perspectives.
Un Grand Canal, comme à Venise Le parc se déploie autour du Grand Canal, pièce d'eau de 23 ha et de 5,5 km de périphérie. Son grand axe (vers le couchant) prolonge la perspective du jardin vers l'infini entre la haie des grands peupliers d'Italie dont on aperçoit les fières silhouettes, au-delà de l'eau. A la tête du Canal, les bâtiments de la Petite Venise rappellent gondoliers et gondoles, yachts et galères qui constituaient la flottille et qui servaient pour la promenade, pour les concerts ou pour les fêtes nautiques. Le bras transversal du Grand Canal reliait la Ménagerie (aujourd'hui détruite) à Trianon.
Une forêt bien ordonnée De part et d'autre du Grand Canal se trouvent des parcelles forestières composées de variétés arboricoles locales (chênes, frênes, hêtres, merisiers) et sillonnées de grandes allées. Celles-ci sont bordées d'alignements simples ou doubles qui étaient autrefois plantés d'ormes et aujourd'hui de tilleuls et de hêtres. Ces allées portent des noms évocateurs, tels l'allée des "ha-ha" ou l'allée des paons...