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La Chapelle : une chapelle royale La chapelle de Versailles est consacrée à saint Louis, le roi des Croisades, le saint patron de la monarchie française. Elle est dominée par une tribune située au même étage que les appartements royaux. C'est de là que Louis XIV, Louis XV et Louis XVI assistaient à la messe quotidienne, moment important de la journée du roi. Ils ne descendaient au centre de la nef que pour les grandes fêtes liturgiques. C'était habituellement les courtisans qui s'y tenaient, debout, tandis que les dames de la Cour emplissaient les tribunes latérales. La Musique de la Chapelle, renommée dans toute l'Europe, garnissait les gradins qui entourent l'orgue ( restauration en 1995)
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La Chapelle : une création originale C'est à Jules Hardouin-Mansart que l'on doit la chapelle de Versailles, même si elle ne fut inaugurée qu'en 1710, soit deux ans après la mort de l'architecte. Elle présente de façon originale des réminiscences gothiques : son plan, sa hauteur (plus de 25 m.), ses verrières, son toit pentu, ses gargouilles rappellent les cathédrales médiévales. En revanche, ses colonnes et balustrades, ses piliers sculptés, ses voûtes peintes et son dallage de marbre de couleurs sont bien des années 1700 et d'esthétique baroque.
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La Chapelle : un chef-d'oeuvre de sculpture Robert de Cotte, le beau-frère d'Hardouin-Mansart, dirigea les travaux de décoration. Celle-ci frappe par sa blancheur ; la couleur est réservée au sol, pavé d'une mosaïque de marbres et à la voûte peinte, représentative du talent coloriste de l'école française après Le Brun. Mais le caractère exceptionnel du décor réside dans la qualité et dans l'ampleur de l'oeuvre sculptée. Ce fut le plus grand chantier de sculpture du début du XVIIIème siècle. Pas un espace qui ne soit délicatement ciselé dans la pierre. Le cycle décoratif développe le parallèle entre l'Ancien et le Nouveau Testament, tandis que les piliers s'ornent de magnifiques trophées d'objets liturgiques. L'autel brille de l'éclat de ses bas-reliefs de bronze doré : à la base, La Déposition du Christ par Van Clève et au sommet le triangle, symbole de Dieu.
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L'Opéra : le plus beau théâtre de cour La salle est tout en bois, ce qui lui donne une acoustique parfaite. Elle était exceptionnellement vaste pour un théâtre de cour, puisqu'elle offrait 712 places. Son harmonie délicate allie l'or au rose et au vert des faux marbres et au bleu céleste du rideau de scène et du velours des sièges. Rompant avec le parti traditionnel des salles à l'italienne qui superposait les loges comme des "cages à poules", deux étages ceinturent la salle, surmontés d'une ample colonnade qui, par un jeu de miroirs, semble se prolonger à l'infini.
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L'Opéra : de Louis XV à nos jours Ce n'est qu'à l'extrême fin du règne de Louis XV, en 1770, que Jacques-Ange Gabriel dota Versailles d'une grande salle de spectacles. L'occasion fut donnée par le mariage du Dauphin, futur Louis XVI avec Marie-Antoinette : il fallait une grande salle pour le festin de noces et pour le grand bal des jours suivants. Salle transformable, elle dispose d'un système mécanique qui permettait de mettre le plancher de la salle au niveau de la scène. Le fonctionnement de cette salle était si coûteux (3 000 bougies pour une soirée !) qu'elle ne servit que pour neuf séries de fêtes extraordinaires.
La Chapelle et l'Opéra vivent encore aujourd'hui, racontés par les visites-conférences et animés par des messes, des concerts et des opéras. ▪ concerts et spectacles baroques ▪ autres manifestations
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