Kangxi le collectionneur

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Grand tripode ''ding'' pour la cuisson des offrandes de viande, dynastie des Zhou occidentaux (1027-771 av. J.-C.).
Un récipient usuel et rituel

Parmi les collections impériales, les bronzes antiques occupaient une place de choix, non seulement pour la qualité de
la matière (qui devait durer à jamais), mais également pour leur haute valeur symbolique. Ce grand tripode Ding
remonte à la dynastie des Zhou occidentaux qui domina la Chine aux dixième et neuvième siècles avant Jésus-Christ.
Il porte une inscription indiquant que celui qui fit fondre ce vase voulut ainsi remercier et honorer la vertu du Fils du
Ciel, autrement dit l’Empereur. Originellement, le ding était un récipient servant à cuire les viandes mais aussi un objet
rituel utilisé lors de sacrifices et un symbole d’appartenance à la noblesse. A l’époque de Kangxi, et ce depuis longtemps,
il faisait office de brûle-parfum.
Disque ''bi'' orné de motifs de dragons ondulants ''panchi'', Royaumes Combattants (v. 475-221 av. J.-C.)
L'image du ciel

Ce disque bi, de jade vert veiné de jaune, orné de dragons ondulants, date de l’époque des Royaumes combattants,
c’est-à-dire du 5e au 3e siècles avant J.C. .Un antique rituel explique que « Les bi sont ronds à l’image du ciel. C’est
pourquoi le Fils du Ciel utilise les grands bi pour les cérémonies au Ciel ». A l’époque de Kangxi ils n’étaient plus
considérés que comme des antiquités ; toujours est-il que détenir ces objets signifiait le rattachement à la longue
lignée sacrée des fils du Ciel.
Verseuse ornée de symboles de bonheur et de longévité, dynastie des Ming (1368-1644).
Précieuse verseuse

Au temps de Kangxi, la Cité Interdite recelait de nombreux objets créés pour la puissante dynastie des Ming qui avait
précédé celle des Qing à laquelle il appartenait. Plusieurs, comme cette verseuse étaient des objets usuels. Ils n’en
étaient pas moins d’une qualité remarquable. Le jade de cette verseuse présente l’éclat du verre ; le bec verseur et le
col de l’objet sont liés par une chaîne ajourée qui prend la forme de dragons ; des dragons flottants et des chauves-souris
en vol sont délicatement incisés ainsi que des pins, symboles de longévité, et des pêchers, symboles de prospérité.
Prouesse technique

Un petit groupe de porcelaines extrêmement précieuses et réservées à l’Empereur sont les « porcelaines au corps peint
en émaux falang ». Le terme chinois falang signifie émail cloisonné, technique qui consiste à poser des matières vitreuses
colorées dans de minces cloisons faites de bandes métalliques soudées sur le corps du bronze. Les porcelaines de ce
groupe sont de petites dimensions, comme la coupe à anse, les plat et plateau, le vase et le brûle parfum, et d’un décor
très soigné.
Panier décoré de fleurs de lotus et de rinceaux ; Petite bouteille à motifs de pivoines ; Assiette en forme de fleur de châtaigne d'eau à motifs de doubles papillons, dynastie des Qing, règne de Kangxi (1662-1722).
Nouvelles couleurs

Les deux bols de la famille rose illustrent le renouvellement des couleurs que connut la production de la porcelaine à la
fin du règne de Kangxi. Ce rose dit pourpre de Cassius, découvert en Allemagne par le médecin Andreas Cassius, était
parvenu à la cour par l’intermédiaire des jésuites. La technique en fut d’abord maîtrisée dans les ateliers du palais avant
d’être adoptée par les potiers du grand centre de production de Jingdezhen.
Porcelaine à émaux polychromes de la «famille rose», dynastie des Qing, marque du règne de Kangxi (1662-1722).
 
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