 |
 |
|
|
| |
Kangxi le collectionneur
retour
|
|
|
|
Un récipient usuel et rituel
Parmi les collections impériales, les bronzes antiques occupaient une place de choix, non seulement pour la qualité de la matière (qui devait durer à jamais), mais également pour leur haute valeur symbolique. Ce grand tripode Ding remonte à la dynastie des Zhou occidentaux qui domina la Chine aux dixième et neuvième siècles avant Jésus-Christ. Il porte une inscription indiquant que celui qui fit fondre ce vase voulut ainsi remercier et honorer la vertu du Fils du Ciel, autrement dit l’Empereur. Originellement, le ding était un récipient servant à cuire les viandes mais aussi un objet rituel utilisé lors de sacrifices et un symbole d’appartenance à la noblesse. A l’époque de Kangxi, et ce depuis longtemps, il faisait office de brûle-parfum.
|
|
|
|
L'image du ciel
Ce disque bi, de jade vert veiné de jaune, orné de dragons ondulants, date de l’époque des Royaumes combattants, c’est-à-dire du 5e au 3e siècles avant J.C. .Un antique rituel explique que « Les bi sont ronds à l’image du ciel. C’est pourquoi le Fils du Ciel utilise les grands bi pour les cérémonies au Ciel ». A l’époque de Kangxi ils n’étaient plus considérés que comme des antiquités ; toujours est-il que détenir ces objets signifiait le rattachement à la longue lignée sacrée des fils du Ciel.
|
|
|
|
Précieuse verseuse
Au temps de Kangxi, la Cité Interdite recelait de nombreux objets créés pour la puissante dynastie des Ming qui avait précédé celle des Qing à laquelle il appartenait. Plusieurs, comme cette verseuse étaient des objets usuels. Ils n’en étaient pas moins d’une qualité remarquable. Le jade de cette verseuse présente l’éclat du verre ; le bec verseur et le col de l’objet sont liés par une chaîne ajourée qui prend la forme de dragons ; des dragons flottants et des chauves-souris en vol sont délicatement incisés ainsi que des pins, symboles de longévité, et des pêchers, symboles de prospérité.
|
|
 |
Prouesse technique
Un petit groupe de porcelaines extrêmement précieuses et réservées à l’Empereur sont les « porcelaines au corps peint en émaux falang ». Le terme chinois falang signifie émail cloisonné, technique qui consiste à poser des matières vitreuses colorées dans de minces cloisons faites de bandes métalliques soudées sur le corps du bronze. Les porcelaines de ce groupe sont de petites dimensions, comme la coupe à anse, les plat et plateau, le vase et le brûle parfum, et d’un décor très soigné.
|
|
|
|
 |
Nouvelles couleurs
Les deux bols de la famille rose illustrent le renouvellement des couleurs que connut la production de la porcelaine à la fin du règne de Kangxi. Ce rose dit pourpre de Cassius, découvert en Allemagne par le médecin Andreas Cassius, était parvenu à la cour par l’intermédiaire des jésuites. La technique en fut d’abord maîtrisée dans les ateliers du palais avant d’être adoptée par les potiers du grand centre de production de Jingdezhen.
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|