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Kangxi, l'image de la Chine à Versailles
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Le goût chinois en France
La pièce, dite « le prince en voyage » porte les armes du comte de Toulouse. Elle fait partie d’une tenture tissée pour ce fils légitimé de Louis XIV et de Mme de Montespan, entre 1697 et 1705. On y voit Kangxi assis sous un palanquin porté par quatre hommes, ainsi qu’un vieillard que la comparaison avec les gravures de l’ouvrage de Nieuhof ont permis d’identifier comme étant le père Schall, revêtu de ses insignes de mandarin de première classe, titre qui lui avait été octroyé avec sa charge de directeur du bureau astronomique.
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Le goût chinois à Versailles
Jusqu’à la fin du XVIIe siècle, la porcelaine chinoise fut presque exclusivement associée en occident avec une vaisselle peinte de motifs bleus sur fond blanc, apportée par cargaisons entières par les caraques portugaises et les indiamen de la compagnie des indes orientales hollandaises. Elles furent à l’origine du goût chinois en Europe. On les trouve, enchâssées dans des montures de vermeil dans les premiers cabinets de porcelaine ou encore représentées dans les natures mortes. Cette mode trouva une de ses expressions dans cet extraordinaire pavillon à la chinoise que Louis XIV fit édifier en 1669 à la limite du parc de Versailles, le Trianon de porcelaine. Sur une architecture qui n’avait rien de Chinois avaient été apposés des carreaux de faïence bleu et blanc provenant de Hollande ou d’une fabrique de Lisieux qui les contrefaisaient. Très fragile et rapidement démodé, il fut remplacé par le Trianon de marbre, l’actuel Grand Trianon.
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Fascinantes porcelaines
L’ancienne collection Ernest Grandidier, conservée au musée Guimet de Paris constitue un véritable trésor de porcelaines de la famille verte. La production de ce type dura une cinquantaine d’années, de 1670 à 1720 environ. Elle était essentiellement destinée à l’exportation et produite dans de petits fours locaux ; elle influença le goût français pour la Chine. Il y eut toutefois quelques pièces de famille verte réalisées dans la manufacture impériale. Cette production s’accompagna d’une diversification des formes ; parmi les grands vases, on distingue les vases rouleaux, les vases carrés, les vases bouteilles, les vases balustres ou encore les vases en forme de gu ou zun qui sont de grands calices inspirés des bronzes antiques.
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