Kangxi l'homme de sciences

retour
Portrait de l'empereur lisant, anonyme, dynastie des Qing, règne de Kangxi (1662-1722).
L'empereur avide de savoirs

Un livre à ses pieds, encadré par les étagères de sa bibliothèque, l’empereur Kangxi est ici représenté comme
l’amateur de sciences, l’homme de mathématiques et le compilateur du savoir ; il était également un collectionneur.
C’est aussi le Mandchou qui est exalté dans cet univers chinois à travers la posture du monarque assis sur un
coussin plat, sa mise particulière et son visage finement décrit. Cette fascinante peinture offre un cadrage serré et
une frontalité totale qui tranchent avec la tradition chinoise.
Sphère armillaire, dynastie des Qing, huitième année du règne de Kangxi (1669).
La mesure de l'univers

L’astronomie avait été pratiquée de tous temps par les Chinois dont elle déterminait le calendrier. Celui-ci avait une
fonction symbolique importante puisque, à travers lui, l’empereur, garant de l’harmonie entre le Ciel et la Terre,
mettait les activités humaines en harmonie avec les rythmes célestes. Or une réforme du calendrier était depuis
longtemps projetée ; elle fut l’occasion d’une lutte intense entre les astronomes chinois et les pères jésuites de la
cour de Kangxi. Et c’est un jésuite – en l’occurrence, le père Ferdinand Verbiest, qui occupait la fonction de
directeur du Bureau impérial d’astronomie qui fit fondre six instruments de cette taille gigantesque pour procéder
aux relevés nécessaires à la grande réforme.
La mesure de l'empire

Cette carte du monde, imprimée sur six rouleaux. Avoir une carte précise de l’empire était important pour
l’exercice de l’autorité. Cette « récupération » de la science par le pouvoir alla loin : elle obligea même le père
Verbiest, en dépit de ses scrupules, à trouver le moyen d’améliorer les canons de l’armée de Kangxi !
Le Roi-Soleil écrit au Fils du Ciel

Cette lettre de Louis XIV, datée du 7 août 1688, est la seule lettre connue du Roi adressée à Kangxi . Elle évoque
l’envoi d’une seconde mission jésuite qui, finalement, ne partit pas. La première, qui comptait cinq pères français
appelés « les mathématiciens du roi », avait quitté Brest en 1685 ne devait arriver à Pékin, qu’après trois ans de
voyage. Elle avait été suscitée par le père Couplet et son protégé chinois venu à Versailles en 1684. Le jésuite était
venu chercher l’appui du Roi au moment où le Pape semblait se désintéresser des entreprises jésuites en Chine.
 
l'empereur de la dynastie Qing | le conquérant | le calligraphe | l'homme de sciences | l'image de la Chine | le collectionneur