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Un empereur lettré
Sobrement vêtu d’une longue robe hybride rappelant le costume impérial des Song ou du début des Ming, mais d’une coupe manifestement mandchoue, le souverain est ici magnifié en tant qu’un de ces lettrés dont l’empereur se voulait l’archétype. Il semble saisi dans la méditation qui précède l’exécution d’une calligraphie et on arrive sur les objets du calligraphe. La position éminente du personnage est suggérée par la richesse du tapis, de la table et surtout du paravent aux motifs de dragons. Ce portrait est le plus ancien connu de l’Empereur.
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Les symboles de l'univers
La chaise pliante laquée de noir qui permet d’évoquer, ainsi que le bureau et les étagères, le cabinet du lettré, est un chef d’œuvre de l’art décoratif du début de la dynastie Qing. L’importance des motifs de dragons que présente son décor atteste le haut rang de celui auquel elle était destinée. Des têtes de dragons forment les extrémités des accotoirs. Sur le dossier, deux dragons jouant avec une perle sont sculptés en bas-relief, ainsi que les cinq montagnes sacrées qui soutiennent l’univers, parmi les nuages et au-dessus de la mer. La chaise est munie d’un repose-pieds et son siège est fait de cordes de soie tressées.
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Un art proche du sacré
Les accessoires du cabinet du lettré étaient utilisés pour certains, par l’empereur lui-même : pinceaux à manche de porcelaine ou de bambou, bâtonnets d’encre et pierres à encre, pots à pinceau, coupe pour les laver, godets à eau à embouchure étroite, etc.. Parmi ceux ci, l’on remarque un ensemble d’objets de porcelaine rouge. La fabrication de la glaçure rouge de cuivre de grand feu qui la revêt ne fut pleinement maîtrisée qu’à l’époque de Kangxi. Elle demeurait toutefois si difficile qu’on ne réalisa que des pièces de petites dimensions et que la plupart étaient réservées au palais impérial.
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